Près de 49 000 chirurgiens-dentistes en activité

  • Au 1er janvier 2026, la France compte 48 700 chirurgiens-dentistes en activité, contre 47 600 un an plus tôt. La profession enregistre ainsi une progression de plus de 1 000 praticiens en douze mois. Cette hausse s'inscrit dans une dynamique observée depuis plusieurs années, portée par l'arrivée de nouveaux diplômés et le renouvellement progressif des générations.
  • Ces données sont établies à partir du Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé (RPPS), qui recense les professionnels exerçant au moins une activité en France.

Une génération plus jeune arrive dans les cabinets

L'un des principaux enseignements concerne l'âge des praticiens.

Selon la DREES, l'âge moyen des chirurgiens-dentistes est désormais de 43,9 ans. Cette moyenne traduit un rajeunissement progressif de la profession, conséquence des départs à la retraite des générations les plus âgées et de l'arrivée régulière de jeunes diplômés issus des facultés d'odontologie.

Cette évolution est particulièrement visible depuis une dizaine d'années. Les promotions qui entrent aujourd'hui sur le marché du travail modifient progressivement la pyramide des âges, avec une présence plus importante de praticiens en début ou en milieu de carrière.

Pour les cabinets dentaires, cette évolution peut aussi faire évoluer les attentes en matière d'organisation du travail, d'intégration des nouveaux collaborateurs et de développement des compétences.

Les femmes représentent désormais la majorité de la profession

Autre changement marquant : 51 % des chirurgiens-dentistes en activité sont des femmes. La profession franchit ainsi un seuil symbolique, reflet de la féminisation observée depuis plusieurs années dans les études de santé.

Les facultés d'odontologie accueillent depuis longtemps une proportion importante d'étudiantes. Leur arrivée progressive dans la vie professionnelle modifie naturellement la composition de la profession.

Cette évolution se retrouve également chez d'autres professions médicales et paramédicales. La DREES souligne notamment que les kinésithérapeutes poursuivent eux aussi leur rajeunissement et leur féminisation, tandis que les pharmaciens comptent désormais plus des deux tiers de femmes.

Une progression nationale qui ne gomme pas les écarts territoriaux

L'augmentation des effectifs constitue une bonne nouvelle, mais elle ne signifie pas que l'accès aux soins est devenu homogène sur l'ensemble du territoire.

Certaines métropoles et zones urbaines concentrent toujours une part importante des praticiens, alors que plusieurs territoires peinent à attirer de nouveaux chirurgiens-dentistes.

Les difficultés de recrutement demeurent dans certains secteurs, notamment lorsque les départs à la retraite sont nombreux ou que les cabinets recherchent un successeur.

Des conséquences pour les employeurs

Pour les cabinets dentaires, cette évolution démographique s'accompagne de nouvelles pratiques de recrutement.

Les jeunes chirurgiens-dentistes sont souvent attentifs à plusieurs critères avant de rejoindre une structure : qualité de l'environnement de travail, équipement du cabinet, possibilités de collaboration entre praticiens, accompagnement lors de la prise de poste ou encore perspectives d'évolution.

Les cabinets qui recrutent doivent également composer avec une concurrence parfois forte entre employeurs, notamment dans les territoires où les candidats restent peu nombreux.

Ainsi, les données démographiques publiées par la DREES constituent un indicateur utile pour anticiper les besoins en recrutement et suivre les évolutions de la profession sur le long terme.

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