Un niveau de confiance très élevé
Parmi les différentes sources d’information médicale, les professionnels de santé demeurent les interlocuteurs privilégiés du public. Le pharmacien figure d’ailleurs parmi les profils les plus crédibles.
Selon l’enquête OpinionWay menée auprès de 1 017 Français, 93 % déclarent faire confiance au pharmacien pour obtenir un conseil sur un sujet médical.
Seuls le médecin et l’infirmier obtiennent des niveaux de confiance supérieurs, avec respectivement 96 % et 94 %. Les autres sources d’information apparaissent nettement moins crédibles aux yeux des Français :
- l’intelligence artificielle recueille 31 % de confiance,
- les forums internet 24 %,
- les influenceurs sur les réseaux sociaux seulement 11 %.
Ces résultats confirment la place de l’officine comme point de contact accessible pour de nombreuses questions de santé du quotidien.
Un acteur de proximité pour l’accès aux soins
L’étude met également en évidence la perception très positive du rôle du pharmacien dans l’organisation des soins.
Ainsi, 94 % des Français estiment que le pharmacien joue un rôle important dans les zones où les médecins sont peu nombreux.
Plus largement, 91 % considèrent qu’il participe à la gestion de la santé au quotidien et 81 % affirment qu’ils peuvent solliciter leur pharmacien pour un premier avis médical.
La pharmacie apparaît donc comme un interlocuteur facilement accessible pour les patients, notamment lorsque l’accès à un médecin devient plus difficile.
Des missions de plus en plus nombreuses
Ces dernières années, les missions confiées aux pharmaciens se sont élargies. Plusieurs services sont désormais proposés directement en officine, notamment en matière de prévention et de dépistage.
La vaccination fait aujourd’hui partie des missions les mieux identifiées. 87 % des Français savent que les pharmaciens peuvent vacciner contre la grippe et 84 % connaissent la possibilité de se faire vacciner pour d’autres maladies.
Les dispositifs de dépistage gagnent également en visibilité. 74 % des Français déclarent connaître les tests de dépistage de la grippe réalisés en pharmacie, tandis que 56 % savent qu’un test peut déterminer si une angine est virale ou bactérienne.
Ces services se traduisent progressivement par des usages concrets. 38 % des Français ont déjà été vaccinés en pharmacie (hors Covid et grippe) et 37 % pour la vaccination antigrippale.
L’activité de l’officine ne se limite donc plus à la délivrance des médicaments.
Une opinion favorable à l’extension des prescriptions
Les pharmaciens disposent déjà de certaines possibilités de prescription, notamment après la réalisation d’un test diagnostique positif pour une angine ou une infection urinaire.
Les Français semblent largement favorables à un élargissement de ces compétences. 81 % se déclarent favorables à la possibilité pour les pharmaciens de délivrer des prescriptions pour d’autres pathologies. Cette adhésion montre que les officines sont perçues comme un relais possible pour faciliter l’accès aux soins.
Téléconsultation : un service connu mais encore peu utilisé
Certaines pharmacies proposent également des services de téléconsultation permettant aux patients de consulter un médecin à distance depuis l’officine.
Selon l’étude, 74 % des Français déclarent connaître ce dispositif, mais seulement 13 % y ont déjà eu recours. L’expérience est toutefois positive pour les utilisateurs : 86 % se disent satisfaits de la consultation réalisée en pharmacie.
Près d’un Français sur deux indique qu’il pourrait utiliser ce service s’il permettait d’obtenir un rendez-vous médical plus rapidement. Ces données laissent entrevoir un potentiel de développement pour ce type de dispositif.
L’intelligence artificielle entre dans les usages
L’étude met également en lumière l’utilisation croissante des outils d’intelligence artificielle pour rechercher des informations sur la santé. 36 % des Français déclarent déjà utiliser l’IA pour s’informer sur un sujet médical.
La confiance accordée à ces outils reste cependant limitée : seuls 31 % affirment leur faire confiance pour un conseil médical.
Près de la moitié des utilisateurs expliquent consulter ces outils avant de demander conseil à leur pharmacien.
Les pharmaciens continuent ainsi d’occuper un rôle central pour expliquer et valider les informations médicales.
Des besoins en professionnels qui pourraient progresser
L’élargissement des missions en officine modifie progressivement l’organisation du travail dans les pharmacies. Vaccination, dépistage, suivi des patients ou accompagnement lors d’une téléconsultation mobilisent davantage de temps et de compétences.
Certaines officines pourraient donc être amenées à renforcer leurs équipes pour absorber ces nouvelles activités. Les besoins concernent les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie mais aussi les profils capables d’accompagner les patients dans l’utilisation de nouveaux services.
- Pour les candidats, ces évolutions ouvrent des perspectives professionnelles variées. Les métiers de la pharmacie évoluent vers des fonctions davantage orientées vers l’accompagnement des patients et la prévention.
- Pour les titulaires d’officine, ces transformations posent également la question de l’attractivité du secteur et du recrutement, alors que certaines pharmacies rencontrent déjà des difficultés à pourvoir certains postes.
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