Actualisées au 31 décembre 2025, ces données offrent un panorama des revenus des vétérinaires exerçant en libéral ainsi que des salariés du secteur libéral. Elles mettent en lumière des disparités persistantes selon le sexe, mais également selon les modalités d'exercice.

Une profession presque paritaire chez les libéraux

L'Observatoire recense 11 631 vétérinaires cotisants exerçant sous un statut libéral. La répartition entre les femmes et les hommes apparaît désormais équilibrée, avec respectivement 5 765 et 5 866 praticiens.

Cette photographie confirme les mutations engagées depuis plusieurs années au sein de la profession. Longtemps majoritairement masculine, celle-ci a progressivement vu augmenter la part des femmes, notamment sous l'effet de leur présence croissante dans les écoles vétérinaires. Aujourd'hui, cette évolution se traduit directement dans les effectifs en activité.

Près de 30 000 euros d'écart de revenus en exercice libéral

Derrière cette moyenne se cachent toutefois des différences significatives.

Selon les données de l'Observatoire, les femmes vétérinaires exerçant en libéral déclarent un revenu moyen de 60 104 euros par an. Chez les hommes, ce revenu atteint 89 519 euros.

L'écart s'élève ainsi à 29 415 euros annuels, soit près d'un tiers du revenu moyen des hommes.

L'association demeure le modèle le plus rémunérateur

L'analyse par mode d'exercice révèle également des écarts importants.

Avec un revenu moyen de 87 709 euros par an, les vétérinaires associés affichent les revenus les plus élevés de la profession. Ils devancent largement les praticiens exerçant à titre individuel, dont le revenu moyen atteint 59 647 euros.

Les collaborateurs libéraux perçoivent quant à eux 37 922 euros en moyenne, tandis que les vétérinaires salariés du secteur libéral affichent un revenu moyen de 32 215 euros.

Un salariat largement porté par les femmes

La féminisation apparaît encore plus marquée parmi les salariés du secteur libéral.

  • L'Observatoire dénombre 7 513 postes salariés, dont 5 832 occupés par des femmes. Celles-ci représentent ainsi près de 78 % des effectifs salariés recensés.
  • Après conversion en équivalents temps plein (EQTP), le secteur compte 5 165 emplois. Là encore, les femmes sont largement majoritaires avec 3 996 EQTP contre 1 169 pour les hommes.
  • Le revenu moyen par poste s'élève à 29 286 euros. Il atteint 30 746 euros pour les postes à temps complet et 23 440 euros pour les postes à temps partiel.

Les écarts persistent même à temps de travail comparable

L'un des enseignements les plus marquants concerne l'analyse des revenus corrigés du temps de travail.

Par poste occupé, les femmes salariées perçoivent en moyenne 28 570 euros contre 31 770 euros pour les hommes.

Lorsque les revenus sont rapportés aux équivalents temps plein, afin de neutraliser l'effet du temps partiel, les écarts subsistent. Les femmes affichent un revenu moyen de 41 696 euros par EQTP, contre 45 684 euros pour les hommes.

Des données précieuses pour anticiper l'avenir de la profession

Au-delà des seuls revenus, ces statistiques constituent un outil d'observation important pour les organisations professionnelles. Elles permettent de suivre les transformations structurelles du secteur vétérinaire : renouvellement des générations, progression du salariat, féminisation des effectifs ou encore évolution des modes d'exercice.

Les données 2025 confirment notamment la place croissante des femmes dans la profession. Elles montrent également que l'accès à l'association demeure aujourd'hui le modèle le plus favorable sur le plan économique.

Reste à savoir si les écarts de revenus observés continueront de se réduire au rythme de la féminisation de la profession ou s'ils traduisent des mécanismes plus durables liés à l'organisation du travail vétérinaire...

Envie d'approfondir ?

Découvrez plus d'articles sur Le Point vétérinaire

C'est par ici