Cette réforme rapproche ainsi l'accès aux études vétérinaires du modèle déjà appliqué aux formations en médecine et en dentisterie.
Fin de la sélection à l'issue de la première année
Actuellement, les étudiants peuvent s'inscrire librement en première année de médecine vétérinaire. La sélection intervient ensuite à la fin du premier bloc d'études, après une année universitaire complète.
- Pour poursuivre leur cursus, les étudiants doivent alors obtenir une attestation d'accès au bloc 2, délivrée en fonction d'un classement et du nombre de places disponibles.
- Pour l'année académique 2025-2026, 276 attestations étaient réparties entre les quatre universités concernées de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Un concours organisé avant l'inscription universitaire
Avec la réforme adoptée en commission, la sélection sera désormais réalisée avant l'entrée dans le cursus universitaire. Les candidats devront réussir une épreuve d'admission pour pouvoir s'inscrire en première année à partir de la rentrée 2027-2028.
Selon les éléments présentés autour du projet de décret, cette évolution vise à offrir davantage de visibilité aux étudiants et à mieux adapter le nombre d'inscrits aux capacités d'encadrement des formations vétérinaires, notamment pour les travaux pratiques, les stages et les activités cliniques.
Un vote qui divise les groupes politiques
Le projet de décret a été adopté en commission grâce aux voix des députés de la majorité MR-Les Engagés. Les groupes d'opposition ont quant à eux voté contre le texte.
L'adoption définitive par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est attendue lors d'une séance plénière dans les prochaines semaines.
Pour les étudiants français, cette réforme change plusieurs choses de manière très concrète.
1. Ils n'auront plus à "jouer leur avenir" après une année d'études
Jusqu'à présent, un étudiant français pouvait être admis en première année de médecine vétérinaire en Belgique, suivre les cours pendant un an, réussir une grande partie de ses examens, puis être éliminé lors du concours organisé en fin de première année. C'était l'une des principales critiques du système actuel.
2. La préparation devra commencer dès le lycée
Le changement le plus important est sans doute là : les lycéens français qui envisagent la Belgique devront préparer un concours scientifique avant leur inscription.
Les informations actuellement disponibles indiquent que l'épreuve devrait s'inspirer du concours de médecine et dentisterie, avec notamment des questions de biologie, chimie, physique, mathématiques ainsi qu'une partie consacrée à la communication et à l'analyse critique.
Le quota des étudiants français ne devrait pas disparaître
Une procédure potentiellement plus lisible
Pour les Français, le parcours pourrait finalement devenir plus simple à comprendre :
- dépôt du dossier d'équivalence du baccalauréat ;
- inscription au concours ;
- réussite du concours ;
- inscription à l'université.
- L'incertitude liée à une sélection après une année complète d'études disparaîtrait donc.
Envie d'approfondir ?
Découvrez plus d'articles sur Le Point vétérinaire
C'est par ici