Les professionnels du Cluster sont-ils concernés ?

Oui, en grande partie. Les impacts sont les suivants :

  • Professions dentaires : Oui. Les chirurgiens-dentistes, orthodontistes, chirurgiens oraux, assistants dentaires, hygiénistes dentaires (lorsqu'ils exercent), ainsi que les étudiants en odontologie entrent dans le champ de la recommandation dès lors qu'ils exercent une profession de santé. Les cabinets dentaires pourraient être concernés dans le cadre du déploiement progressif évoqué par la HAS.
  • Pharmaciens : Oui. Les pharmaciens d'officine, pharmaciens hospitaliers, préparateurs en pharmacie exerçant au sein d'établissements de santé, ainsi que les étudiants des filières médicales et paramédicales sont concernés par cette recommandation.
  • Professionnels vétérinaires : Non. Les vétérinaires ne sont pas visés par cet avis, qui porte exclusivement sur les professionnels intervenant auprès de patients humains dans les secteurs sanitaire et médico-social.

Une priorité donnée aux Ehpad

La HAS demande que cette obligation soit mise en œuvre en priorité dans les Ehpad et les unités de soins de longue durée (USLD). Ces établissements accueillent une population particulièrement fragile face à la grippe. Malgré une couverture vaccinale élevée des résidents (82,7 %), les épidémies restent fréquentes en raison de la moindre efficacité du vaccin chez les personnes âgées et d'une vaccination insuffisante des soignants.

Aujourd'hui, la couverture vaccinale des professionnels demeure faible :

  • 20 % dans les établissements de santé ;
  • 21 % dans les Ehpad lors de la saison 2024-2025.

Pourquoi la HAS recommande-t-elle cette évolution ?

Chaque hiver, la grippe exerce une forte pression sur le système de soins. Lors de la saison 2024-2025, elle a entraîné :

  • 92 000 hospitalisations ;
  • un excès de mortalité estimé à 17 000 décès ;
  • 9 décès sur 10 concernaient des personnes âgées de 65 ans et plus.

Selon la HAS, les mesures de prévention classiques (masque, hygiène des mains, ventilation) restent utiles, mais elles ne remplacent pas la vaccination pour limiter la transmission au sein des établissements accueillant des personnes fragiles.

Les patients âgés ne seraient pas soumis à une obligation

En revanche, la HAS ne recommande pas de rendre la vaccination obligatoire pour les personnes de 65 ans et plus vivant en collectivité, notamment en Ehpad.

L'autorité sanitaire estime que leur couverture vaccinale est déjà élevée (82,7 %), au-dessus de l'objectif fixé par l'Organisation mondiale de la Santé, et que le maintien d'une recommandation est plus adapté qu'une obligation dans ces lieux de vie.

Une mise en œuvre progressive

Pour les établissements de santé, les autres structures médico-sociales et les professionnels libéraux, la HAS préconise un déploiement progressif sur deux ans, renouvelable une année supplémentaire si nécessaire. Cette période doit permettre d'organiser l'application de la mesure avec les acteurs de terrain et de définir les professionnels concernés selon les patients pris en charge.

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