Depuis 2021, les étudiants peuvent notamment intégrer une école vétérinaire directement après le bac via Parcoursup, une petite révolution dans un système historiquement dominé par les classes préparatoires scientifiques.
Longueur du cursus, stages, spécialisations, thèse, débouchés : voici comment se déroulent aujourd’hui les études pour devenir vétérinaire en France.
Combien d’années faut-il pour devenir vétérinaire ?
Les études vétérinaires durent désormais six années après le bac pour certains étudiants, contre sept auparavant dans le parcours classique.
Historiquement, la majorité des candidats passaient par :
- deux années de classe préparatoire BCPST ;
- puis cinq années dans une école nationale vétérinaire.
Le cursus reste toutefois particulièrement dense. Les étudiants suivent :
- des enseignements scientifiques ;
- de la pratique clinique ;
- des stages ;
- des travaux dirigés ;
- des périodes d’immersion professionnelle.
Peut-on entrer en école vétérinaire après le bac ?
Oui. Depuis 2021, les lycéens peuvent candidater directement via Parcoursup.
Cette nouvelle voie d’accès, appelée PACENV (Première Année Commune aux Écoles Nationales Vétérinaires), a été mise en place pour :
- diversifier les profils ;
- réduire la durée globale des études ;
- lutter contre la pénurie de vétérinaires.
Les autres voies d’accès continuent néanmoins d’exister. Les écoles recrutent encore après :
- une classe préparatoire BCPST ;
- certaines licences scientifiques ;
- des BTS ou BUT dans certains cas ;
- des parcours universitaires spécifiques.
Quelles écoles forment les vétérinaires en France ?
Pendant longtemps, la France comptait uniquement quatre écoles nationales vétérinaires publiques :
- Maisons-Alfort ;
- Toulouse ;
- Lyon ;
- Nantes.
Les écoles vétérinaires françaises délivrent le diplôme permettant d’exercer comme docteur vétérinaire après soutenance d’une thèse.
Comment se déroule la formation ?
Le cursus repose sur une alternance entre théorie et pratique.
L’arrêté de 2005 prévoit que :
- les études soient organisées en huit semestres au sein des écoles vétérinaires ;
- les enseignements magistraux ne dépassent pas le volume des enseignements pratiques ;
- la formation clinique représente au moins 30 % du cursus.
Concrètement, les étudiants passent progressivement :
- des cours théoriques ;
- aux travaux pratiques ;
- puis aux consultations et actes cliniques réalisés au sein des centres hospitaliers vétérinaires des écoles.
La pratique occupe aujourd’hui une place encore plus importante qu’au moment de la publication du texte de 2005.
Les écoles cherchent à rapprocher les étudiants des réalités du terrain dès les premières années.
Des stages obligatoires tout au long du cursus
Les stages font partie intégrante de la formation.
Le texte réglementaire précise que le suivi des enseignements et des stages est obligatoire.
Les étudiants peuvent être amenés à effectuer des stages :
- en clinique vétérinaire ;
- dans des élevages ;
- dans l’industrie pharmaceutique ;
- dans des laboratoires ;
- dans des structures de santé publique ;
- en recherche.
Quelles spécialisations peut choisir un étudiant vétérinaire ?
Tous les étudiants suivent d’abord un tronc commun, avant une phase d’approfondissement.
L’arrêté prévoit plusieurs domaines professionnels :
- animaux de production ;
- animaux de compagnie ;
- équidés ;
- santé publique vétérinaire ;
- recherche ;
- industrie.
Aujourd’hui, les spécialisations se sont encore diversifiées. Les écoles développent notamment des parcours autour :
- des urgences vétérinaires ;
- de l’imagerie médicale ;
- de la chirurgie ;
- du bien-être animal ;
- de l’épidémiologie ;
- de la nutrition ;
- de la médecine rurale.
Une formation tournée vers la santé publique
Le métier de vétérinaire ne se limite plus aux chiens et aux chats.
Le texte réglementaire rappelle que les études doivent préparer les étudiants à l’ensemble des missions liées à l’exercice professionnel vétérinaire.
Les vétérinaires peuvent aujourd’hui intervenir dans :
- la surveillance sanitaire ;
- la sécurité alimentaire ;
- la prévention des zoonoses ;
- la recherche biomédicale ;
- l’industrie agroalimentaire ;
- les laboratoires pharmaceutiques.
La recherche attire aussi certains étudiants
L’arrêté prévoit une voie spécifique pour les étudiants souhaitant s’orienter vers la recherche.
Dans ce cadre, les étudiants peuvent suivre un master orienté recherche pendant leur cursus vétérinaire.
Cette orientation peut ensuite déboucher sur :
- un doctorat scientifique ;
- la recherche publique ;
- les biotechnologies ;
- l’industrie pharmaceutique ;
- l’enseignement supérieur.
Une thèse toujours obligatoire
Pour obtenir le titre de docteur vétérinaire, les étudiants doivent soutenir une thèse.
Le texte prévoit que le droit de soutenir cette thèse soit conditionné à l’obtention du certificat de fin de scolarité.
L’arrêté limite également le nombre d’inscriptions en préparation de thèse à deux.
Des études réputées difficiles
Les études vétérinaires restent parmi les plus exigeantes de l’enseignement supérieur.
La charge de travail est importante et les étudiants doivent gérer :
- un rythme soutenu ;
- des gardes ;
- des stages ;
- une forte pression académique ;
- des responsabilités cliniques progressives.
Des besoins importants dans certaines régions
Le secteur vétérinaire fait également face à des tensions de recrutement, notamment dans les zones rurales.
Certaines régions peinent à attirer des vétérinaires spécialisés dans les animaux d’élevage, ce qui pousse les pouvoirs publics et les écoles à encourager davantage ces orientations.
L’augmentation du nombre de places dans les écoles répond aussi à cet enjeu.
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