- Un élève de terminale qui veut devenir pharmacien ou chirurgien-dentiste cherchera la même formation sur Parcoursup 2027 : la licence portail santé.
- Le décret du 23 octobre fixe son ouverture à septembre prochain. Reste une question à laquelle chaque université devra répondre en préparant sa fiche de formation : combien de bacheliers pourra-t-elle accueillir ?
- À Montpellier-Nîmes, la proposition évoquée par Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine et présidente de la Conférence des doyens de médecine, représenterait 540 places de moins dès l’entrée à l’université.
- Le chiffre, présenté lors d’un point presse le 4 novembre, donne une idée des arbitrages en cours. La capacité définitive sera celle publiée pour les candidats.
Deux blocs d’enseignement à organiser pour toute une promotion
Jusqu’ici, un étudiant en PASS suivait principalement des cours de santé, complétés par une autre discipline. En LAS, il préparait d’abord une licence disciplinaire, assortie d’un accès santé. La nouvelle première année réunit ces deux publics. Sur les 60 crédits à valider, 24 à 30 seront consacrés à la santé et 24 à 30 à une discipline choisie par l’étudiant, par exemple les sciences, le droit ou la psychologie. Un troisième bloc portera notamment sur les méthodes de travail et les métiers de la santé.
Pour une faculté qui accueillait de gros effectifs en PASS, il faut donc trouver davantage de salles et d’enseignants pour assurer les cours dans ces autres disciplines. Selon Isabelle Laffont, maintenir les effectifs actuels pourrait, dans certaines universités, obliger à basculer des cours à distance ou à supprimer des travaux dirigés.
Que recouvrent les 20 % évoqués par les doyens ?
Le chiffre provient d’une enquête menée le 3 novembre auprès des facultés de médecine sur les capacités envisagées pour la rentrée 2027. Il s’agit d’une moyenne calculée à partir de leurs scénarios de travail. D’une université à l’autre, l’écart avec les effectifs actuels de PASS et de LAS pourrait varier.
Pour les candidats, deux étapes comptent. La première est l’obtention, après le bac, d’une place en licence portail santé. La seconde est la sélection dans la filière visée, après l’entrée à l’université. La baisse de 20 % évoquée porte sur la première étape. Les admissions en pharmacie et en odontologie répondent à des objectifs propres à chaque filière. Un autre arrêté, daté du 16 octobre, fixe ainsi un minimum de 18 670 futurs pharmaciens à former sur la période 2026-2030.
Ce que le lycéen pourra vérifier sur Parcoursup
Avant de formuler ses vœux, le candidat aura deux informations à regarder pour chaque université : le nombre de places proposées à l’entrée et les disciplines associées à la santé. Ce second choix mérite autant d’attention que le premier.
- Pour un étudiant qui valide son année et poursuit hors des filières de santé, la discipline suivie détermine la licence dans laquelle il pourra continuer.
- Du côté des facultés, la préparation de ces fiches se joue dès décembre. Or les financements nécessaires pour assurer les enseignements d’une année sur l’autre restent à préciser.